Tribune de l’Ambassadeur (09.03.2019) [pt]

A la présidence du G7 comme à l’ONU, la France à la tête du combat pour l’égalité entre les femmes et les hommes

La Journée Internationale pour les Droits des Femmes, célébrée hier est l’occasion de rappeler le combat mené par la France pour l’égalité entre les femmes et les hommes, désigné comme « grande cause du quinquennat » par le Président de la République française, M. Emmanuel Macron.

Pour cela, la France se mobilise concrètement. Les réformes législatives récentes, notamment sur l’égalité salariale entre hommes et femmes, sur la lutte contre les violences sexuelles et sexistes ou le cyber-harcèlement démontrent que notre pays ne cesse d’évoluer et relève le défi.

Ces efforts payent : la Banque Mondiale vient de décerner le score de 100 sur 100 à la France en matière d’égalité entre les femmes et les hommes, dans le cadre de la parution de son nouvel indice intitulé « les femmes, l’entreprise et le droit : une décennie de réformes », qui enquête sur la capacité de 187 pays à garantir aux femmes une stricte égalité de droit avec les hommes.

Dans le cadre des engagements pris par le Président de la République, le Ministre de l’Europe et des Affaires Etrangères, M. Jean-Yves Le Drian, a rappelé que le combat pour l’Egalité était aussi au cœur de notre politique étrangère.

Nous sommes fiers aujourd’hui de mener une diplomatie féministe, et l’année 2019 nous donne l’occasion de mener cette action diplomatique dans des cadres très variés.

Tout d’abord, Paris portera son projet au sein de la Commission de la Condition de la Femme des Nations-Unies, qui se réunira du 11 au 22 mars prochain, à New York. Notre tour de présidence du Conseil de Sécurité des Nations Unies, au mois de mars, est aussi l’occasion de rappeler notre engagement au sein de l’initiative « Femmes, Paix et Sécurité » des Nations Unies et de rappeler la contribution décisive des femmes à la paix, à la stabilisation des Etats fragiles ou aux politiques de sorties de crise. Contribuer à l’émancipation des femmes, à l’éducation des filles et à leur participation active à la vie économique et politique de leurs pays, c’est aussi contribuer à la paix dans le monde. Le Président de la République a d’ores et déjà̀ décidé de la création d’un fonds de 120 millions d’euros par an pour aider les mouvements pour l’égalité entre les femmes et les hommes et les mouvements féministes, notamment du Sud.

Mais la France portera aussi ce message dans d’autres enceintes multilatérales :

  • dans le cadre de sa présidence du Conseil des Ministres du Conseil de l’Europe (du 17 mai au 24 novembre 2019), avec pour objectif d’universaliser la Convention d’Istanbul sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes, qui n’a été ratifiée aujourd’hui que par certains pays européens ;
  • dans le cadre de la Présidence française du G7, qui lui permettra d’intensifier la lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes à une échelle mondiale. Lors du Sommet du G7, qui se réunira du 24 au 26 août prochain, à Biarritz, la France s’engagera pour la protection des femmes contre les violences, pour l’accès des filles à l’éducation et pour l’entreprenariat féminin et proposera un « Partenariat de Biarritz pour l’égalité entre les femmes et les hommes » aux membres du G7 et à d’autres pays de tous les continents, et notamment du continent africain auquel sera accordée une importance particulière. Il s’agira de promouvoir un ensemble de lois en faveur des femmes, dans le monde entier, afin de garantir l’égalité de façon pérenne, par la loi.

Par ailleurs, Emmanuel Macron a remis, hier 8 mars, le premier « prix international Simone Veil de la République française pour la cause des femmes destiné à récompenser les personnes qui, à travers le monde, œuvrent en faveur des droits des femmes et pour l’égalité entre les sexes. Le même jour, au Quai d’Orsay, Louise Mushikiwako, nouvelle Secrétaire Générale de la Francophonie présentait la stratégie de la francophonie pour l’égalité entre les femmes et les hommes, adoptée lors du Sommet d’Erevan, en octobre dernier.

Ce combat pour passer d’une égalité de droit à une égalité réelle entre les femmes et les hommes est un combat de longue haleine. Par sa diplomatie féministe, notre pays est garant de cet engagement en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes à laquelle nous tous, pétris des valeurs humanistes qui sont au fondement de la civilisation européenne, devons aspirer.

- Tribune publiée dans l’hebdomadaire "Expresso", 9 mars 2019

Dernière modification : 11/03/2019

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