Sommet du G7 à Biarritz (24-26 août) [pt]

Le G7, pour « groupe des 7 » rassemble la France, les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon, l’Italie et le Canada.

La France a pris la présidence du groupe en 2019 sur la thématique centrale de la lutte contre les inégalités. Elle a organisé plusieurs réunions ministérielles ainsi que le sommet du G7 qui a réuni les chefs d’Etat et de gouvernement des sept pays à Biarritz du 24 au 26 août 2019.

- Adresse du Président de la République aux Français

-  Déclaration des Chefs d’Etat et de gouvernement, 26 août 2019 :

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Consulter le site internet du G7 France

En plus des sujets économiques, qui sont au cœur de sa fondation, le G7 est désormais une enceinte de concertation où sont apportées des réponses communes aux grands enjeux globaux : la paix et la sécurité, la lutte contre le terrorisme, le développement, l’éducation, la santé, l’environnement et le changement climatique par exemple.

Cinq objectifs pour lutter contre les inégalités

En 2019, afin de réduire les inégalités de destin et permettre à chacun(e) d’avoir les mêmes chances dans la vie, quelles que soient son lieu de naissance, son lieu de résidence ou son sexe, mais aussi pour assurer la stabilité globale et la paix, la France a défini plusieurs objectifs et priorités pour sa présidence du G7 :

  • la lutte contre les inégalités de destin, en favorisant particulièrement l’égalité entre les femmes et les hommes, l’accès à l’éducation et à des services de santé de qualité ;
  • la réduction des inégalités environnementales en protégeant notre planète grâce aux financements en faveur du climat et d’une transition écologique juste centrée sur la préservation de la biodiversité et des océans ;
  • la promotion de politiques commerciales, fiscales et de développement plus justes et équitables ;
  • l’action pour la paix, contre les menaces sécuritaires et le terrorisme qui déstabilisent les fondations de nos sociétés ;
  • l’exploitation de manière éthique et centrée sur l’humain des opportunités offertes par le numérique et l’intelligence artificielle.

Un format renouvelé

Ce G7 ne sera pas seulement une réunion entre les gouvernements des sept pays, mais une occasion de travailler plus largement avec tous ceux qui partagent nos valeurs et sont prêts à se mobiliser pour avancer ensemble.

Ainsi, d’autres pays seront invités à prendre part aux débats et négociations au sommet des chefs d’Etat et de gouvernements, mais également dans les réunions préparatoires toute l’année durant. Certains pays d’Afrique notamment auront une place particulière, ce continent étant un partenaire privilégié et le vivier de défis de développement, mais aussi d’opportunités pour construire l’égalité à venir.

La présidence du G7 tient également à travailler main dans la main avec les organisations internationales et cherchera à renforcer les synergies entre elles et avec elles.

Enfin, la société civile sera étroitement associée à ce G7 à travers notamment la mobilisation spécifique des groupes d’engagement : les jeunes (Youth 7), les femmes (Women 7), les organisations non gouvernementales (C7), les syndicats (Labour 7), les employeurs (Business 7), les centres de recherche (Think tanks 7) et les académies des sciences (Science 7).

Une année de dialogue

Tout au long de l’année 2019, des réunions au niveau ministériel ont été organisées pour préparer le sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de Biarritz fin août :

  • 4-5 avril : Intérieur
  • 5-6 avril : Affaires étrangères
  • 5-6 mai : Environnement
  • 9-10 mai : Egalité femmes/hommes
  • 16-17 mai : Santé
  • 6-7 juin : Emploi « G7 social »
  • 4-5 juillet : Développement et éducation
  • 17-18 juillet : Finances

Vidéo sur les enjeux des réunions des ministres de l’éducation et du développement lors du G7

Déclarations du G7 Développement (Paris, le 4 juillet 2019)

G7 Éducation/Développement (Paris, UNESCO, le 5 juillet 2019)

Réunions du G7 – 4 et 5 juillet 2019Dossier de presse

Réunion du G7 Finances à Chantilly - 17 et 18 juillet 2019

Réunis les 17 et 18 juillet à Chantilly, les ministres des Finances des pays du G7 se sont accordés sur la nécessité d’une taxation du numérique et d’une imposition minimale mondiale pour les grandes entreprises. Ils se sont également rassemblés autour de leurs inquiétudes communes quant aux monnaies numériques.

L’accord conclu sur la fiscalité internationale est un accord majeur, porté par la France et qui s’inscrit dans l’objectif de la présidence française du G7 – à savoir repenser le capitalisme pour qu’il soit plus juste et durable.

L’accord qui a été conclu permet d’avancer concrètement sur la taxation des multinationales, notamment dans le secteur numérique numérique et sur l’imposition minimale :

  • 1. Les pays se sont accordés pour adapter les règles fiscales pour imposer les multinationales, notamment dans le secteur numérique, qui créent de la valeur sans ou avec très peu de présence physique.
  • 2. Il a également été convenu d’instaurer une imposition minimale pour mettre un terme à la concurrence fiscale dommageable entre Etats et à l’optimisation agressive de certaines entreprises.

Cet accord, fondé sur ces deux piliers, permettra de construire pleinement un nouveau modèle de fiscalité internationale plus juste et plus efficace.

S’agissant de la fiscalité du numérique, la France n’avait pas attendu ce G7 pour en faire une priorité. Mais nous avons toujours privilégié une approche coordonnée et multilatérale, tant au niveau européen qu’au niveau de l’OCDE. Le vote de la taxe numérique française a permis une prise de conscience de l’importance de ce sujet et de la nécessité de se mettre d’accord en G7 pour trouver une solution pérenne.

Par ailleurs, les pays du G7 se sont également retrouvés sur des inquiétudes partagées concernant les monnaies numériques :

  • Relatives au respect des règles anti-blanchiment et de la lutte contre le financement du terrorisme, à la protection des données personnelles, au risque pour la stabilité financière et à la protection des épargnants.
  • Nous ne pouvons pas accepter que des entreprises privées mettent en place leur propre monnaie, sans aucun contrôle démocratique.

C’est pourquoi ils se sont accordés pour y apporter une réponse collective et rapide. Un groupe de travail sur le sujet a été mis en place autour de Benoit Coeuré, et fera des propositions concrètes dès l’automne.

D’autres sujets importants ont également fait l’objet de discussions, toujours pour la refondation du capitalisme au XXIème siècle : les enjeux posés par le numérique sur la concurrence et la cybersécurité ; la lutte contre le changement climatique avec la mobilisation de la finance ; la lutte contre les inégalités dans les pays du G7 et dans le monde.

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Résumé de la présidence : réunion des ministres des Finances et des gouverneurs de banque centrale
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Dernière modification : 21/10/2019

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