COVID-19 - Tourisme : Entretien de M. Jean-Baptiste Lemoyne sur "Public Sénat"

Entretien du secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Paris, le 12 mai 2020.

Q - Bonjour, Jean-Baptiste Lemoyne.

R - Bonjour.

Q - Merci beaucoup d’être avec nous. Vous êtes secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, on va commencer par cette décision du Conseil constitutionnel qui a donc validé la prolongation de l’état d’urgence sanitaire, à l’exception, quand même, de certaines mesures liées au traçage des malades, deux censures partielles, notamment, pour limiter le nombre de personnes ayant accès aux données et permettre le contrôle d’un juge dans certains cas. Que pensez-vous de cette discussion du Conseil constitutionnel ?

R - Nous saluons cette décision. Elle va permettre, justement, de mettre en oeuvre par décrets un certain nombre de dispositions, la règle des cent kilomètres pour le déplacement des Français notamment. Cela proroge l’état d’urgence, cela montre que tout ceci se fait en étant respectueux de nos libertés fondamentales.

Q - Il y a ce déconfinement qui a commencé progressivement hier, mais il y a encore des questions qui se posent, notamment dans le portefeuille dont vous avez la charge. Est-ce que tous les Français qui sont actuellement encore à l’étranger peuvent revenir sur le territoire national sans condition ?

R - Le principe est que tous ressortissants français peuvent revenir sur sol national. Cela à a parfois été rendu difficile parce que certains pays ont fermés leurs frontières, parfois avec un très court préavis, ou même sans préavis, et donc, depuis le mois de mars, avec Jean-Yves Le Drian, nous avons été mobilisés pour organiser une sorte de pont aérien : 185 000 de nos compatriotes sont revenus depuis la mi-mars ; encore des vols sont arrivés depuis l’Amérique centrale, depuis le Honduras, notamment, et nous poursuivons. Il y a, je dois le dire, encore quelques centaines, voire quelques milliers de Français, parfois binationaux, qui étaient partis au Maroc ou en Algérie et qui s’y trouvent encore. Nous avons doublé les cadences avec Air France mais le travail continue.

S’agissant des Français établis hors de France, résidents, vous avez raison de signaler que la loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire prévoit une possibilité, c’est celle d’une quatorzaine, selon l’état sanitaire du pays, je dirais, émetteur de ces flux. Mais ce travail se poursuit avec le ministère de la santé pour identifier les pays dans lesquels l’épidémie est la plus active. Naturellement, nous souhaitons être aux côtés de nos communautés françaises et leur faciliter la vie.

Q - En tout cas, il n’y aura pas de quatorzaine pour les Français, en tout cas pour les personnes venant du Royaume-Uni, pour celles venant aussi de l’espace Schengen. N’est-ce pas risqué sur le plan sanitaire de ne pas avoir la pratique de quatorzaine pour ces personnes entrant sur le territoire français ?

R - Nous en appelons à la responsabilité de chacun et on le voit, cette première phase de déconfinement est aussi beaucoup liée aux efforts qu’individuellement on continue à faire. Je crois que la vigilance doit être permanente parce que c’est de cette vigilance individuelle que la résilience collective dépend. Cela n’empêche pas d’être très prudent, dès que l’on voit l’apparition de symptômes, de consulter. Et il y a également tout un travail par rapport aux tests qui peuvent aussi permettre, je le crois, de donner des indications précises. Annick Girardin y travaille, par exemple, pour l’accès aux outre-mer, afin de trouver une alternative aux quatorzaines. Je crois que cela pourrait être également un dispositif intéressant et utile s’il était validé pour un certain nombre de déplacement internationaux, parce qu’il y a un besoin de réassurance du voyageur, qu’il soit Français ou autre, depuis le début de son déplacement jusqu’à la fin de son déplacement. Ces déplacements sont encore aujourd’hui, beaucoup entravés. Je prends un exemple : 190 pays appliquent encore des mesures à l’encontre des Français parce que nous avons été perçus comme un foyer épidémique et cela veut dire que notre capacité à se déplacer est largement diminuée.

Q - Vous parlez d’alternative à la quatorzaine, qu’est-ce que cela pourrait être, des contrôles à leur arrivée, qu’est-ce que vous envisagez ?

R - Nous sommes en train de regarder, c’est un dispositif auquel nous réfléchissons avec le ministère des outre-mer pour mettre en place une série de tests. Vous faites un test quatorze jours avant votre départ, vous en feriez un, peut-être, la veille ou le matin même, et un autre sept jours plus tard, pour s’assurer, à tout moment, que vous n’êtes pas porteur. Le travail est en cours, car il faut s’assurer que du côté de la santé, du point de vue scientifique, cela ait du sens, mais je tenais à le signaler parce que c’est vrai que les logiques de quatorzaine, même si elles sont en fait dans une résidence que l’on connaît, sont très exigeantes.

Q - Alors, vous parlez de ce test. C’est justement ce que propose le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni. Il propose un "green pass", c’est une sorte de passeport sanitaire, c’est-à-dire que toute personne qui entrerait en Corse à partir de la fin juin devra présenter un test négatif et ce pour permettre un tourisme plus sûr, sur le plan sanitaire. Êtes-vous favorable à cette idée ?

R - Là aussi, cela relève..., quand j’évoquais le travail conduit avec certains territoires d’outre-mer, parce qu’ils sont insulaires, et la Corse est également insulaire. On sait que sur ces territoires, où il est important de faire en sorte que le système sanitaire ne soit pas débordé, de pouvoir prendre le maximum de précautions quant aux flux qui entrent, qui accèdent sur ces territoires insulaires.

J’ai pris connaissance de la proposition de Gilles Simeoni, il m’en a fait part, effectivement, parce qu’il souhaite concilier à la fois la sécurité sanitaire de l’île avec une reprise progressive du tourisme qui ne mette pas en péril cette sécurité sanitaire.

Donc, tous ces sujets-là doivent être regardés, également, à l’aune de la santé, à l’aune scientifique : " est-ce que cela peut fonctionner ou pas ? " Mais, en tous les cas, j’ai pour principe de regarder toutes les propositions, naturellement. Et nous travaillons, je le signale, avec la collectivité territoriale de Corse, avec le préfet de Corse également, à un accompagnement spécifique parce que ce territoire, eh bien, pour lui, le tourisme est un vrai pilier de son économie avec entre un quart et un tiers de l’économie qui est généré par ce secteur. J’ai eu l’occasion d’aller à la rencontre des acteurs touristiques de l’île, c’était il y a une dizaine de jours. Nous avons convenu de nous revoir fin mai, là aussi pour travailler à ces dispositions qui permettront à ces acteurs de passer le cap. Un cap qui est complexe, l’industrie du tourisme est parmi les premières frappées, de plein fouet, depuis le début de la crise.

Q - On va y revenir. Sur la Corse, vous le disiez, des mesures spécifiques, c’est quoi ? Ce sont des mesures financières, spécifiques à l’île ?

R - Ce sont des mesures économiques, ce sont des mesures, effectivement, financières. Il y a certain nombre de propositions qui ont été faites par les acteurs du tourisme, des propositions parfois de nature fiscale. Donc, cela demande un travail interministériel. Mais, en tous les cas, ma détermination est vraiment pleine et entière pour aider un territoire comme celui-là qui est un des joyaux, comme destination, à pouvoir surmonter, encore une fois, cette crise. Quand on parle de territoires où un tiers de l’économie est généré par cela, eh bien, il est vrai qu’il faut sûrement aller au-delà des dispositifs de droit commun.

Q - On parlait de la mesure proposée par Gilles Simeoni. Vous qui travaillez avec beaucoup de présidents de collectivités, est-ce qu’il y en a d’autres qui vous ont proposé d’autres mesures spécifiques pour leurs territoires ?

R - J’ai eu l’occasion, avec Annick Girardin, de faire également le tour des territoires ultra-marins avec, là aussi, des spécificités en termes de bassins de clientèle, parce que par exemple les Antilles ont une clientèle qui peut parfois être très nord-américaine à l’inverse de la Nouvelle-Calédonie, qui peut avoir une clientèle beaucoup plus australienne, néo-zélandaise. Donc, il était important de rencontrer tout le monde parce que chaque territoire à ses spécificités et que l’on puisse, en fonction, faire une réponse adaptée.

Jeudi, le Premier ministre réunit le Comité interministériel pour le tourisme. Cela permettra d’annoncer un certain nombre de dispositifs de soutien et d’accompagnement. Et, au-delà de ce comité interministériel, nous allons poursuivre le travail avec les filières, spécifiquement, avec les territoires, spécifiquement, pour bâtir de véritables feuilles de route pour la relance et la transformation du tourisme. À l’échelle nationale, cela représente 7 à 8% du PIB. Je crois que beaucoup prennent conscience de l’importance du secteur du tourisme qui est très transversal, qui impacte beaucoup de secteurs en amont et en aval. C’est pourquoi le président de la République l’a érigé en priorité nationale. Et cette priorité nationale, on va la décliner tout au long des prochains mois. La reprise va être progressive, cela veut dire que les dispositifs d’aide, de soutien, d’accompagnement, doivent continuellement être perfectionnés pour trouver à s’appliquer au-delà de la fin du déconfinement.

Q - Justement, vous qui travaillez beaucoup en ce moment avec les élus locaux, est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus sur la nature de vos discussions, sur ce sur quoi vous travaillez, quelles sont les pistes pour les aider pour cette saison touristique ?

R - Alors, il y a plusieurs temps dans la réponse. Il y a eu la réponse dans l’urgence, et cela a été, là, un soutien massif, je dirais, aux acteurs touristiques, avec l’activité partielle, avec les prêts garantis par l’Etat, plus de cinq milliards d’euros de prêts garantis par l’Etat, dans le secteur du tourisme, pour un ticket moyen de cent mille euros. Donc, on voit que l’on s’adresse à des PME, à des myriades de TPE-PME qui font vivre nos territoires. Et au-delà de la réponse de l’urgence, il va y avoir, maintenant, l’accompagnement de la reprise. Je crois que cet été sera un été un peu différent, certes, j’espère que cela sera l’occasion d’un break, d’un break bienvenu, après un moment un peu traumatique que l’on a vécu collectivement, mais une reprise qui va se faire un peu par cercles concentriques, un tourisme avant tout domestique. Donc, là où avant nous avions l’habitude d’accueillir pour un tiers des visiteurs européens ou internationaux, il va falloir compter, avant tout, sur les Français.

Nous travaillons avec les territoires, notamment avec les régions, à une campagne d’information, de promotion de la destination France, vous savez qu’il y a ce hashtag qui a été lancé : #cet été je visite la France. Eh bien, avec Atout France, nous voulons lui donner une résonnance, une portée, toute particulière. Des travaux ont été engagés également avec ADN-Tourisme, qui fédère les collectivités locales dans le tourisme, pour recenser l’offre parce que l’offre de tourisme sera différente cette année, cet été, de ce qu’elle était l’année dernière. Par conséquent, il faut, plutôt que d’avoir une guerre des destinations avec " venez chez moi vous ressourcer ", il ne s’agit pas de déshabiller Pierre pour habiller Paul, déjà, faire connaître toute l’offre partout, en régions, et inciter aux départs.

Je précise que la Banque de France a calculé l’épargne faite par les Français pendant ces deux mois de confinement à soixante milliards d’euros. Je trouve qu’il est important qu’une partie de cette épargne, eh bien, leur permette de souffler, de partir, et ces euros seront utilement dépensés et généreront une croissance sur nos territoires qui en ont bien besoin après cet arrêt massif pendant deux mois.

Q - Donc vous dites aux Français " partez cet été en vacances ". Est-ce que les Français qui nous écoutent peuvent d’ores et déjà réserver leurs vacances en France sans risque d’annulation ?

R - Nous avons donné rendez-vous aux Français fin mai, et aux acteurs touristiques, pour donner des précisions sur le calendrier, sur les modalités de départ en vacances. Là, on est dans une phase qui va du 11 mai au 2 juin qui est une première phase de déconfinement, où on est, dans un premier temps, sur une logique de première offre, " nature et culture ", qui s’ouvre à nouveau, des petits sites, des petits musées, des parcs et jardins qui rouvrent. C’est une première réponse, déjà, pour prendre un bol d’air, si je puis dire. S’agissant de l’été, nous leur donnerons toutes les précisions pratiques et concrètes à la fin du mois de mai. Ce qui est sûr, c’est que nous avons demandé aussi aux acteurs touristiques, aux hôteliers, aux restaurateurs, de pouvoir garantir la plus grande flexibilité, c’est-à-dire que si les Français devaient réserver leur séjour, qu’ils puissent se voir remboursés s’ils sont contraints d’annuler ce séjour. Je crois que c’est parce qu’il y aura de la flexibilité que les Français n’hésiteront pas à réserver. Je pense que le CIT en tous les cas permettra d’acter cet engagement des professionnels parce que, vous le savez, nous avions mis en place, au départ de la crise, ce que l’on appelle un avoir, c’est-à-dire la capacité de proposer le report du séjour et donc, cela permettait de concilier à la fois l’intérêt du voyageur avec la trésorerie de ces entreprises de voyage. Aujourd’hui, je pense que l’on passe à un temps où, si l’on veut favoriser les départs, il faut aussi avoir de la flexibilité dans les conditions de remboursement. Il est vrai que cette épidémie est évolutive et l’on doit voir comment elle se comporte dans la durée.

Q - Pour beaucoup de Français, vacances d’été riment avec plages. Est-ce que vous savez combien de maires ont d’ores et déjà décidé de rouvrir leurs plages et pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, est-ce que vous appelez à le faire le plus vite possible ?

R - Alors, vous savez, c’est une mission confiée aux couples préfet et maire que d’analyser les capacités de réouverture de ces plages. Les travaux sont en cours, les préfets ont pris l’attache des maires, ils sont en train de travailler sur un certain nombre de protocoles liés à l’utilisation de ces plages, également, vous savez, avec le secrétariat d’Etat à la mer qui est rattaché à Elisabeth Borne. Donc, le travail est en cours, je n’ai pas encore le nombre précis de communes qui ont rouvert ou sont en instance de rouvrir ces plages. Nous le saurons dans les tout prochains jours. Ce qui est sûr, c’est que c’était une demande forte des territoires littoraux. Il est important que cela se fasse en étant bien organisés, pour éviter toute prise de risques. Donc, il y a ce concept de "plage dynamique" qui voit le jour, avec le fait que la plage soit une sorte de corridor d’accès à l’eau, ou soit là pour pratiquer du sport, pas pour s’entasser comme on le faisait, peut-être, les années précédentes, serviette contre serviette.

Q - Vous le disiez, le secteur touristique a été durement touché par cette crise. Est-ce que vous avez un impact chiffré de ce qu’a coûté cette crise au secteur touristique ?

R - Alors, chaque mois de confinement, c’est-à-dire d’activité zéro, et c’était le cas du 15 mars au 15 mai quasiment, puisque je rappelle que les restaurateurs, les cafés, par exemple, sont toujours administrativement fermés, chaque mois, c’est dix à quinze milliards d’euros de recettes perdus. Donc, c’est considérable, c’est pourquoi aussi nous avons mis en place beaucoup d’outils et d’instruments d’accompagnement économique, avec l’activité partielle. L’activité partielle par exemple, c’est, chaque mois, deux milliards d’euros pris en charge par l’Etat pour pouvoir aider l’hôtellerie-restauration. Donc, vous voyez que face à ces pertes de recettes, on a mis en place des outils puissants.

Q - Et c’est la Caisse des Dépôts qui a annoncé hier un plan de soutien au tourisme de 1,3 milliard d’euros, la caisse des dépôts qui dit que c’est un plan en préparation. Vous pouvez nous en dire plus ?

R - Oui, alors nous travaillons effectivement avec la Caisse des Dépôts, la Banque des territoires, BPI France, en vue de ce comité interministériel de jeudi - le Premier ministre fera les annonces - pour aider les acteurs du tourisme à avoir accès à des financements, par exemple avec notamment le " prêt tourisme ", qui est un prêt qui sera très intéressant pour les acteurs du tourisme, dans la mesure où il comprend un différé de deux ans. Cela leur permet d’enjamber notamment cette saison estivale qui sera différente des autres, et puis la prochaine, dont on espère qu’elle sera meilleure, en 2021. Et donc, c’est une vraie réponse à leur besoin de trésorerie, à leur besoin d’avoir aussi de l’oxygène financier.

Par ailleurs, au-delà de cette réponse de soutien à court terme, de la dette à très long terme fournie par la caisse des dépôts, par la banque des territoires, pour aider des territoires, je pense aux territoires littoraux, aux territoires montagnards, à faire une mise à niveau de l’offre, qui doit également être beaucoup plus inscrite dans le tourisme durable. On a des stations de montagne qui, parfois, ont un peu vieilli. Nous devons investir massivement pour toujours être dans la compétition. La France est rentrée dans cette crise en étant première en termes d’attractivité internationale touristique, elle doit le demeurer.

Mais cela veut dire également, ces investissements..., d’une crise doit naître une opportunité : accélérer ces investissements, accélérer non seulement dans le tourisme durable, mais également dans le digital. On l’a vu, souvent, les acteurs touristiques voient une partie de leur valeur ajoutée finalement prélevée par un certain nombre d’opérateurs digitaux. Je crois qu’il y a de la place pour élaborer des outils qui leur permettent de garder un peu une partie de cette valeur ajoutée.

Q - Un dernier mot, Jean-Baptiste Lemoyne, parce que vous avez dans votre portefeuille également la francophonie. Vous travaillez beaucoup avec les chefs d’Etat et de gouvernement africains. Est-ce que vous êtes inquiets de l’épidémie sur ce continent ?

R - On est inquiet parce que cette épidémie, on le voit, elle peut prendre des proportions très importantes en Europe. Pour l’instant, sa dynamique est moindre en Afrique, il faut s’en féliciter. Je crois que le président de la République a été en pointe pour faire en sorte qu’il y ait à la fois un moratoire financier qui permette aux Etats du continent africain de redéployer des moyens qui auparavant étaient consacrés au service de la dette à la préparation et à la prévention de l’épidémie. C’était très important.

Par ailleurs, avec les Européens, nous agissons pour aider nos frères africains en matière de matériels. Ainsi, un vol est parti depuis Lyon, vendredi dernier, pour rejoindre la République de Centrafrique. Il s’est posé à Bangui. Cela fait partie de ces solidarités concrètes. On ne le sait pas assez, mais l’Union européenne est le premier bailleur pour le continent africain. Et donc, il est bon que cela soit su, face, parfois, je dirais, à l’instrumentalisation de l’aide par des bailleurs émergents.

Q - Merci beaucoup, merci, Jean-Baptiste Lemoyne, d’avoir été avec nous./.

Dernière modification : 15/05/2020

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