Armes chimiques – un pas de plus dans la lutte contre l’impunité [pt]

Les États membres de l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ont adopté le 27 juin 2018, à la Haye, le mandat donné à l’organisation pour identifier et désigner les responsables des attaques chimiques.

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Avec 84 votes pour et 24 votes contres, ce mandat a été adopté suite aux négociations diplomatiques à la Haye. L’organisation OIAC, institution qui a reçu le prix Nobel de la paix en 2013, pourra mettre en place les dispositions nécessaires afin d’identifier les auteurs d’attaques aux armes chimiques.

Selon le ministre français de l’Europe et des Affaires Etrangères, M. Jean-Yves Le Drian, ce mandat est historique dans la lutte contre l’impunité :

« Les États membres de l’Organisation internationale pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ont adopté le 27 juin à la Haye, à une très large majorité, le mandat donné à l’organisation pour identifier et désigner les responsables des attaques chimiques en Syrie. Cette décision permettra également à cette organisation de se doter graduellement de moyens universels d’enquêtes d’attribution, et de renforcer ses capacités de vérification des stocks et des capacités chimiques des États.

Je tiens à saluer cette décision des États membres qui ont su saisir une occasion historique pour lutter contre l’impunité de ceux qui utilisent ou développent des armes chimiques et transmettre aux générations futures un monde plus pacifique et plus sûr.

C’est une victoire contre l’impunité mais aussi pour notre sécurité collective. En prenant cette décision, la communauté internationale a envoyé un message sans ambiguïté, témoignant de la totale confiance qu’elle accorde à cette organisation pour mener à bien ces enquêtes de façon indépendante et avec tout le professionnalisme requis. Le partenariat contre l’impunité d’utilisation des armes chimiques lancé à Paris en janvier, désormais constitué de 35 États, apportera tout le soutien nécessaire à la mise en œuvre de cette importante décision.

En renforçant les moyens de l’OIAC, garante de l’interdiction de ces armes, les États ont apporté la réponse la plus juste à la réémergence des armes chimiques que nous observons depuis plusieurs années, au Moyen Orient, en Asie et aujourd’hui en Europe. »

Dernière modification : 29/06/2018

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